Bipolarité, cyclothymie, psychose maniaco-dépressive : des troubles de l’humeur complexes

La bipolarité, la cyclothymie et la psychose maniaco-dépressive sont trois manières de nommer des troubles de l’humeur qui, bien qu’ils puissent se ressembler, ne sont pas identiques.

Comment définir la bipolarité ?

C’est un trouble de l’humeur qui peut apparaître dès l’adolescence et qui va produire une alternance de phases maniaques et de phases dépressives. Lors de la période maniaque, la personne est agitée voire euphorique ; elle voit ses inhibitions levées et va avoir un comportement placé sous le signe de la démesure, ce qui peut la mettre en danger. Au cours des épisodes dépressifs, elle va au contraire avoir tendance à s’isoler, elle va ressentir une grande tristesse et de l’anxiété : le risque de suicide est important. La durée des phases est variable selon les individus, d’ailleurs pour certains l’alternance se situe entre l’une des deux phases et l’état dit normal : on parle alors de trouble unipolaire.

Quels en sont ses conséquences sur la vie quotidienne ?

La bipolarité peut avoir des conséquences sur l’ensemble de la vie quotidienne. Cette incidence dépend de l’intensité des symptômes mais aussi de la manière dont la personne a appris à apprivoiser son trouble : avec le temps, il devient parfois possible d’anticiper et de prévenir les changements d’humeur. La qualité du lien avec l’entourage est d’une grande importance car c’est souvent l’environnement immédiat qui peut soutenir la personne lors des moments difficiles et éviter ainsi qu’elle ne se mette en danger. Cela représente, pour les proches, une responsabilité importante qui est parfois difficile à assumer : les relations amoureuses, amicales et familiales peuvent s’en trouver fragilisées. La bipolarité entraine également de grandes difficultés dans la sphère professionnelle où règne parfois une incompréhension devant cette souffrance psychique. Des mesures de protection juridique (tutelle, curatelle…) ou la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), peuvent parfois être sollicitées afin de limiter le risque d’exclusion que la maladie fait encourir.

Et les autres troubles de l’humeur, dans tout ça ?

La psychose maniaco-dépressive fait partie du vocabulaire de la psychanalyse et désigne une partie seulement des personnes bipolaires. Comme son nom l’indique, c’est une psychose, c’est-à-dire qu’elle entraine une perte de contact avec la réalité qui se manifeste par un délire et parfois des hallucinations. La cyclothymie fait référence à ceux qu’on appelle plus poétiquement les « lunatiques », c’est-à-dire les personnes qui rencontrent des changements d’humeur importants sans que la perception de la réalité ne soit altérée : c’est un trouble bipolaire modéré.

Que peut-on espérer de la psychothérapie et de la psychanalyse ?

La rencontre doit, dans un premier temps, permettre de faire le point sur les symptômes rencontrés afin qu’un diagnostic puisse éventuellement se préciser. Le travail thérapeutique va permettre de mieux définir les manifestations du trouble, dans quel contexte il peut être favorisé et les stratégies à adopter pour prévenir sa survenue. Le travail par la parole et le lien construit avec le psychothérapeute peuvent alors devenir des points d’appui importants lors des manifestations de la souffrance psychique.


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