Les questions liées à la sexualité, à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre

Les interrogations liées au masculin et au féminin (ce que l’on nomme l’identité de genre), celles qui concernent l’orientation sexuelle ou encore l’épanouissement dans la sexualité se posent à tous les âges de la vie. Se reconnaître dans un genre, assumer ses désirs et pouvoir les réaliser de façon satisfaisante pour soi mais aussi pour l’autre n’est pas une chose simple. L’enfance et l’adolescence sont des périodes essentielles : les difficultés rencontrées à l’âge adulte résultent souvent des aléas de notre construction et de la manière dont l’inconscient s’en est mêlé.

Homo, hétéro, bi…

L’orientation sexuelle désigne le fait d’être attiré, au plan affectif et sexuel, par des personnes appartenant au même sexe que soi, au sexe opposé, ou l’un ou l’autre indifféremment. S’il est communément admis que chacun se situe dans l’une de ces trois catégories (gay/lesbienne, hétérosexuel ou bisexuel), de nombreux travaux montrent que les choses sont bien plus complexes. L’approche clinique tend à démontrer que plusieurs réalités psychiques peuvent co-exister, évoluant avec le temps. Les discours normatifs, la pression sociale ou familiale peuvent conduire certaines personnes à ne pas assumer leur désir voire à se le cacher à elles-mêmes. Le questionnement et les doutes quant à l’orientation sexuelle adviennent parfois dès l’enfance ou à l’adolescence : le psychothérapeute va permettre d’accompagner ce cheminement quelquefois douloureux et empreint de honte et de culpabilité. Mais le coming out n’est pas toujours lié à un refoulement : il est parfois issu d’une transformation du désir qui aboutit à une nouvelle forme d’attirance. Dans tous les cas, l’homophobie latente, parfois intériorisée, et les autres formes de stigmatisation peuvent participer au doute : lorsque les questionnements liés à l’orientation sexuelle sont importants, la psychothérapie permet de faire le point et d’y voir plus clair.

Masculin, féminin…

Le sexe est une réalité biologique, alors que le genre définit les différences d’ordre culturel entre les femmes et les hommes. Ainsi le « masculin » et le « féminin » sont des catégories socialement construites qui produisent des normes : les garçons « ne pleurent pas » et les filles doivent être « douces »… Pour certains, parfois depuis tout-petits, il n’y a pas d’évidence à se reconnaître dans les normes du genre auquel on appartient. Des petites filles aiment jouer à la guerre alors que des garçons jouent à la poupée. La pression sociale, parfois très violente, peut conduire l’enfant ou l’adolescent à un isolement et à une grande solitude. Nous savons que le risque de suicide, chez eux comme chez les jeunes en questionnement quant à leur orientation sexuelle, est extrêmement élevé. Pour ceux qui, à l’âge adulte, ne se reconnaissent absolument pas dans leur sexe biologique (les transgenres ou transsexuels), la souffrance psychique peut être très grande : la psychothérapie permet de mettre en mots les questionnements liés au genre dans le but de permettre à chacun de se construire d’une façon qui respecte ce qu’il est.

Et la sexualité ?

Chez l’être humain, la sexualité n’est pas seulement une affaire d’instinct ou de besoin. Elle s’inscrit dans des codes culturels et sa complexité prend racine dans l’histoire de chacun. La psychanalyse nous a appris que les désirs et l’activité fantasmatique se construisent dès l’enfance : les premiers attachements, les émois du début, mais aussi les premières déceptions vont déterminer les fondations de notre rapport au sentiment amoureux et à la sensualité. Pour certains, la sexualité n’est pas l’espace de plaisir et de satisfaction qu’elle pourrait être. Les difficultés qu’elle pose peuvent compliquer l’existence, produire de la frustration et parfois menacer la vie de couple. L’absence de désir et de libido en est une des manifestations, parallèlement à toutes les difficultés liées au corps : éjaculation précoce, trouble de l’érection (impuissance), douleur lors du rapport, difficulté à atteindre l’orgasme (anorgasmie)… Ces empêchements rendent visible une souffrance qui est parfois d’ordre psychique et qui mérite alors d’être analysée. Le travail sur soi vise aussi à interroger les fantasmes qui alimentent le désir : leur reconnaissance est souvent une étape importante du parcours.

Que peut-on attendre de la psychothérapie ?

Une fois la confiance installée, la psychothérapie et la psychanalyse permettent d’aborder ces questions qui, parce qu’elles sont souvent empreintes d’une grande pudeur, peuvent devenir très encombrantes. En ce qui concerne le genre et l’orientation sexuelle, la thérapie représente un soutien qui, comme l’affirmait Françoise Dolto, doit « permettre aux gens de devenir ce qu’ils sont ». Le travail mené à deux doit permettre d’assumer son désir, ses incidences et de construire une manière épanouissante de se lier à l’autre.


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