Faire face à la maladie grave ou chronique

L’atteinte par la maladie est un événement malheureux qui, chez l’être humain, n’occasionne pas seulement douleur physique ou gêne fonctionnelle : elle est une épreuve psychique qui, à ce titre, peut provoquer de la souffrance et conduire la personne concernée à se questionner sur ses causes, son sens et ses remèdes, et, par là même, sur la finalité de l’existence.

La maladie chronique

C’est une pathologie de longue durée qui peut évoluer avec le temps mais avec laquelle la personne sait qu’elle va avoir à vivre. Le diabète, l’asthme, le cancer, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn, la maladie de Parkinson ou la démence de type Alzheimer en sont quelques exemples. L’affection est plus ou moins invalidante et le handicap qui en résulte est lui aussi susceptible d’évoluer avec le temps. Parfois, plusieurs sphères de la vie sont impactées et demandent à être reconsidérées au regard de cette nouvelle réalité. Cela peut concerner la vie professionnelle, les relations sociales, mais aussi la vie intime et affective. L’apprivoisement de la maladie, le dialogue avec le corps qui en est devenu l’hôte, la prise en considération de l’ensemble de ses conséquences, ainsi que l’anticipation de l’évolution de l’état de santé font de la chronicité une dimension toute particulière de la maladie, qui n’est pas sans incidence sur le plan psychique.

La maladie grave

Il s’agit d’une affection qui entraine une altération importante de l’état de santé et qui est susceptible de raccourcir considérablement le temps qu’il reste à vivre. Lorsque le pronostic vital n’est pas engagé, c’est l’ensemble des perturbations induites par la maladie qui en constitue le caractère grave. L’annonce de la maladie et la qualité de la prise en charge médicale qui s’ensuit sont fondamentales, car elles déterminent en partie la manière dont la personne va l’accueillir. Dans tous les cas, une telle nouvelle est un bouleversement qui marque le début d’une crise subjective : les projets, les relations sociales et familiales et la vie dans son ensemble sont à reconsidérer au regard d’une réalité à venir qui diffère de celle qui avait pu être envisagée. Il y a donc un travail de deuil à entreprendre, souvent composé d’étapes que chacun traverse avec plus ou moins de facilité. Le déni de la maladie, la colère et la dépression précèdent souvent le temps de l’acceptation.

Pourquoi engager une psychothérapie ?

Le travail par la parole permet de soutenir l’ensemble des moments difficiles qui peuvent ponctuer ce temps de crise que représente l’advenue de la maladie grave et/ou chronique. Il rend possible la mise en mots des doutes, des interrogations et des craintes qui peuvent en résulter. Le lien construit avec le psychothérapeute doit permettre de soutenir l’acceptation de la maladie tout en veillant à ce qu’elle n’envahisse pas l’ensemble de la vie psychique et relationnelle. La psychothérapie permet d’envisager l’élaboration d’autres perspectives qui sont alors autant de nouvelles fenêtres ouvertes sur la vie.


Vous vous interrogez sur la possibilité d’engager une psychothérapie ?

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