Prévenir et accompagner les difficultés posées par l’avancée en âge

L’avancée en âge pose à l’être humain des questions inédites qui peuvent parfois le fragiliser et entrainer de forts remaniements subjectifs et identitaires. Le vieillissement du corps, le passage à la retraite, la perte du conjoint ou encore la rencontre avec la maladie sont autant d’événements qui peuvent produire de la souffrance psychique et parfois conduire à la dépression. La psychothérapie permet d’accompagner les moments difficiles mais aussi de les prévenir. En effet, le bien vieillir est à la fois une acceptation des pertes qu’occasionne le vieillissement mais il est aussi affaire d’anticipation et de projets qui favorisent le maintien de l’autonomie.

Le passage à la retraite

L’arrêt de l’activité professionnelle entraine une réorganisation du quotidien, des relations sociales et familiales ainsi que du rapport au temps. Si pour certains elle est synonyme de détente et permet de se consacrer à de nouvelles activités, pour d’autres elle peut être un temps de crise et conduire à l’isolement : c’est ce que l’on nomme couramment la dépression du retraité. La psychothérapie permet d’en comprendre les ressorts : chacun n’investit pas les mêmes choses dans son activité professionnelle, il est important de savoir sur quoi porte le deuil à entreprendre. Le travail sur soi permet d’engager un processus de réinvestissement dans lequel le sénior apprend à mobiliser autrement l’énergie auparavant déployée dans la sphère du travail, à tisser de nouveaux liens et à bâtir de nouveaux projets.

Le vieillissement du corps et le maintien de l’autonomie

Le corps vieillit à un rythme qui ne correspond pas toujours à l’idée que l’on se fait de soi et de son image. De cet écart peut naître la difficulté à se reconnaître dans un corps qu’il faut pourtant accepter comme sien, au risque de vivre dans l’illusion. Ni la médecine ni la science-fiction n’ont réussi à soustraire l’humain à la plus commune des lois : tout vivant est mortel. C’est parfois la maladie grave et/ou chronique qui vient rappeler au sujet cette réalité, produisant de l’angoisse et pouvant le conduire à la dépression. La diminution des capacités du corps peut aussi entrainer une perte progressive de l’autonomie dans la réalisation des actes de la vie quotidienne (cuisiner, s’habiller, se laver, etc.). Lorsque la dépendance s’installe, de nouveaux enjeux adviennent. Les proches peuvent occuper une place d’aidants familiaux, l’entrée en maison de retraite est aussi parfois à envisager : tout ceci transforme la nature des relations (entre conjoints, entre enfant et parent, etc.) et peut générer de la culpabilé et de la fatigue (le risque d’épuisement menaçant l’aidant familial). Avec la personne vieillissante, la psychothérapie permet de mettre en mots les peurs liées à ces transformations qui font souvent écho aux angoisses que produit la pensée de la mort. L’idée du déclin convoque de nouvelles questions : quel bilan faire de sa propre vie ? que transmettre aux proches ? comment profiter du temps devant soi ? Autant de points d’appui au travail thérapeutique qui peut s’amorcer à n’importe quel âge de la vie. Le psychothérapeute est aussi celui qui peut ouvrir le sénior à d’autres réalités : la vieillesse n’est pas qu’un temps de la perte, elle est aussi celui de l’analyse et de la créativité. Du côté de l’aidant familial, la thérapie peut être un lieu pour se ressourcer et travailler les questions posées par la perte d’autonomie du proche. Il n’est pas anodin d’aider au quotidien un conjoint, un frère, une sœur ou un parent : le partage de l’intimité, la dépendance de l’un à l’autre et la répétitivité des soins peuvent produire de la colère, de la gêne et tout un lot de questions qu’il est souvent utile de pouvoir élaborer afin de pouvoir occuper au mieux cette fonction d’aidant autant de temps que cela semble possible et nécessaire.

La perte des proches

Avec l’avancée en âge, la possibilité d’être confronté à la perte d’un proche augmente : qu’il s’agisse du conjoint, d’un ami ou parfois d’un enfant, la mort d’un être cher est une épreuve particulière à cette étape de la vie. Si la psychanalyse nous enseigne que les deuils à faire sont un écho perpétuel aux pertes de l’enfance, il semble bien qu’ils soient, au cours de la vieillesse, en particulière résonnance avec notre propre finitude. La psychothérapie permet d’en mesurer les effets et d’accompagner l’aîné dans ce temps particulièrement sensible.


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