Les troubles du comportement alimentaire

Les troubles du comportement alimentaire regroupent les conduites alimentaires représentant un risque pour le corps et le psychisme. Ils sont toujours en lien avec une histoire et une difficulté personnelle qui peut s’exprimer de différentes manières : trouble de l’image du corps, carence affective, dépression… Il faut aussi reconnaître que le poids des images et des discours véhiculés par les médias, la mode et la publicité peuvent parfois en favoriser l’apparition.

Les principaux troubles de l’alimentation

Alors que l’anorexie désigne la perte d’appétit, l’anorexie mentale est une maladie qui se caractérise par une préoccupation permanente au sujet du poids et de l’apparence, accompagnée d’importantes restrictions alimentaires. Elle se manifeste par une extrême minceur, la personne cherchant par tous les moyens à limiter l’apport en calories pour maigrir davantage. La perception de l’image du corps est souvent déformée car elle ne correspond pas à la réalité. La boulimie se caractérise par des crises compulsives au cours desquelles le sujet absorbe des quantités très importantes de nourriture. La crise de boulimie est généralement accompagnée de comportements compensatoires (vomissements, prise de laxatifs, etc). L’hyperphagie est une crise de boulimie sans comportements compensatoires, ce qui conduit à une prise de poids menant parfois à l’obésité.

Qui peut être concerné par ces comportements ?

L’anorexie mentale apparaît souvent au cours de l’adolescence et touche une majorité de filles bien que la proportion de garçons concernés semble être en augmentation. Elle apparait dans des cas plus rares au cours de l’enfance (y compris chez le bébé) ou de l’âge adulte. Dans un cas sur cinq, elle est associée à des comportements boulimiques. La boulimie, quant à elle, apparaît souvent au moment du passage à l’âge adulte et, bien qu’elle touche majoritairement les femmes, concerne une part d’hommes plus importante que dans le cas de l’anorexie.

Quelles en sont les causes ?

Le facteur socioculturel ne peut pas être ignoré car l’environnement et les images qu’il véhicule peuvent favoriser une idéalisation du corps. Certains sujets, au regard de leur histoire et de leur problématique, y sont davantage sensibles. On peut retrouver, dans l’histoire des personnes concernées, par les troubles de la conduite alimentaire des éléments récurrents tels qu’une faible estime de soi, un trouble de la personnalité, une dépression non soignée ou encore un goût pour le perfectionnisme et l’ascétisme. L’anorexie va renforcer l’impression de contrôle tandis que la boulimie a une fonction de remplissage ; cela reste toutefois à analyser et à préciser au regard de la singularité de chacun. Chez l’enfant ou l’adolescent, l’âge et le contexte familial au sein desquels le trouble du comportement apparaît sont bien entendu à prendre en considération pour comprendre l’origine du trouble.

Comment reconnaître ces troubles ?

Chez l’enfant ou l’adolescent, l’anorexie et la boulimie peuvent se manifester par toute une série de symptômes qui vont de l’évitement des repas à la prise de nourriture en cachette. Les troubles se manifestent très souvent par une variation de poids, ce qui demeure un indicateur fiable pour les parents. Le jeune va avoir tendance à masquer son comportement en donnant l’impression qu’il mange correctement : il surinvestit parfois le sport et les études pour justifier un changement d’attitude à l’égard des repas et des aliments consommés. Chez l’adulte nous retrouvons les mêmes stratégies de dissimulation du comportement alimentaire mais la variation de poids est souvent plus perceptible. Le trouble peut entrainer une infertilité et, chez la femme, une absence de règles (aménorrhée) ou une perturbation des cycles. On constate souvent le surinvestissement d’une activité (intellectuelle, artistique ou sportive) qui va masquer le trouble et les changements qu’il induit en leur apportant un semblant d’explication.

Comment guérir des troubles alimentaires ?

Les personnes concernées ont en général beaucoup de mal à admettre leur trouble et il est souvent infructueux de les y confronter trop radicalement. Il faut un certain temps pour qu’elles puissent admettre la mise en danger que leur comportement entraîne : l’entourage peut favoriser cette prise de conscience mais il est indispensable que la personne puisse être soutenue par une démarche de soin. Dans un premier temps le psychothérapeute aide à retrouver une confiance en soi suffisante pour pouvoir amorcer le changement des habitudes alimentaires. La psychothérapie permet d’accompagner ce processus : elle permet de réinterroger l’image du corps, les relations sociales et familiales, l’histoire du comportement alimentaire et la souffrance psychique à laquelle le trouble alimentaire peut faire écran.


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