Les troubles de l’apprentissage : du dépistage à la prise en charge

Ils caractérisent les processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance tels que la mémoire, le langage, le raisonnement, l'apprentissage, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou l'attention. La loi du 1er février 2005 a reconnu que ces troubles, longtemps ignorés ou confondus avec d’autres, génèrent chez l’enfant ou l’adolescent un handicap dans l’acquisition des connaissances et des compétences.

Les troubles « dys »

Ils sont souvent repérés à l’école, au moment où les apprentissages buttent sur une difficulté que l’enfant ne semble pas arriver à surmonter. Lorsque leur diagnostic est tardif, il arrive que l’élève ait pu être malmené par l’institution qui a pu lui reprocher un manque d’effort et de travail. Or, le handicap n’est pas le fait d’un manque de persévérance : seule sa reconnaissance permet de développer des stratégies adaptées aux besoins particuliers de l’enfant.
  • La dyslexie, concerne la lecture
  • La dysphasie la parole
  • La dyspraxie, le mouvement
  • La dysgraphie, l’écriture et le dessin
  • La dyscalculie, le calcul
  • La dysorthographie, l’orthographe

Le déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDHA)

L’hyperactivité est devenue un terme galvaudé qu’il convient de ne pas confondre avec le comportement agité ou turbulent que peut avoir l’enfant ou l’adolescent à certains moments de la journée. Son principal symptôme est une impulsivité chronique qui finit par produire de la souffrance. Le déficit de l’attention désigne quant à lui la difficulté à maintenir sa concentration sur une tâche déterminée. Ces deux troubles peuvent former un syndrome où l’un des deux va occuper le devant de la scène (souvent le trouble de l’attention) venant ainsi masquer une autre difficulté.

A ne pas confondre avec d’autres handicaps…

Le handicap mental, dont les causes peuvent être diverses, désigne une déficience intellectuelle et entraine des limitations dans la réflexion et la conceptualisation. Le handicap psychique est la conséquence d’un trouble psychique (phobie, TOC, dépression…). Il désigne les difficultés que la maladie peut entraîner : difficultés relationnelles, problèmes de communication…

Et les enfants à haut potentiel intellectuels (HPI) ?

Auparavant qualifiés de surdoués ou de précoces, ces enfants qui ont une longueur d’avance sur leur âge au niveau intellectuel sont très bien outillés au plan cognitif. Toutefois, ils peuvent finir par souffrir de leur avance car leur fonctionnement peut les isoler, en leur amenant des difficultés relationnelles et affectives importantes : l’intelligence émotionnelle est parfois en décalage et peut entraîner un certain déséquilibre chez l’enfant ou l’adolescent.

Pourquoi rencontrer un psychothérapeute ?

La rencontre d’un professionnel de santé va permettre de formuler un diagnostic, au moment où différents symptômes alertent les parents et que l’enfant ou l’adolescent est en difficulté scolaire : ce diagnostic doit s’appuyer sur une bonne connaissance de l’enfant et de son entourage car une difficulté ne peut s’interpréter que si elle est située dans son histoire et son contexte. C’est aussi le moment où l’on peut faire le point sur les difficultés éducatives qui peuvent résulter du trouble : la relation parent-enfant est parfois directement impactée.

La précocité intellectuelle, les troubles « dys », l’hyperactivité et le déficit attentionnel conduisent les enfants et les ados, pour des raisons différentes, à rencontrer des difficultés similaires. Leur fonctionnement peut les isoler, leur faire ressentir de la solitude ; l’impuissance à être dans une dynamique de réussite peut les conduire à une souffrance psychique importante, allant parfois jusqu’à la dépression. Bon nombre de décrochages scolaires sont liés à une absence de prise en charge spécifique.

La psychothérapie permet de mettre en mots cette souffrance, et lorsque le trouble est nommé, de développer des stratégies efficientes pour que l’enfant puisse grandir et cheminer avec sa particularité. Enfin, les causes du trouble de l’apprentissage ne sont certainement pas à rechercher seulement du côté de la génétique. L’expérience de la psychothérapie d’enfant montre qu’elles sont parfois étroitement liées à la manière dont l’enfant s’est construit psychiquement. Un évènement traumatique, une peur inconsciente ou une question non formulée peut faire blocage à certaines acquisitions : la thérapie permet alors de lever certaines inhibitions et ses bénéfices profitent alors aux apprentissages.


Vous vous interrogez sur la possibilité d’engager une psychothérapie ?

Contactez Vincent Tournier, psychothérapeute et psychanalyste :

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