Accueil » Les symptômes » Troubles des apprentissages
Pour de nombreuses familles, l’enjeu consiste à mieux comprendre ce qui, dans les difficultés scolaires de leur enfant, peut relever des apprentissages, et ce qui peut être lié à des difficultés psychologiques, ces dimensions pouvant être étroitement mêlées.
Je propose plusieurs modalités d’accompagnement pour les enfants et les adolescents en difficulté dans les apprentissages.
Les troubles des apprentissages concernent différentes fonctions cognitives — mémoire, langage, attention, raisonnement ou apprentissage — et peuvent avoir des conséquences suffisamment importantes sur la vie scolaire et quotidienne de l’enfant ou de l’adolescent pour constituer une situation de handicap et ouvrir l’accès, selon les situations, à des aménagements spécifiques ou à des dispositifs d’aide.
Dyscalculie, dysphasie, dyspraxie, dysgraphie et dysorthographie :
Souvent repérés au moment où les apprentissages font difficulté, ces troubles peuvent parfois être identifiés tardivement, l’école ayant pu reprocher à l’élève un manque d’effort ou de travail. La reconnaissance des difficultés rencontrées peut permettre de réfléchir à des aménagements et des stratégies adaptés aux besoins particuliers de l’enfant.
Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA et TDAH) :
Le TDAH désigne une catégorie clinique utilisée pour décrire un ensemble de difficultés pouvant concerner notamment l’attention, l’impulsivité et l’hyperactivité, avec des manifestations et des répercussions variables selon les enfants et les adolescents.
Le haut potentiel intellectuel (HPI) :
Le terme de haut potentiel intellectuel (HPI) est utilisé pour désigner des sujets présentant des performances intellectuelles élevées. Chez certains enfants et adolescents, les décalages entre leurs capacités, les attentes scolaires et leurs relations aux autres peuvent s’accompagner d’un mal-être ou de difficultés dans la scolarité et les liens sociaux.
Ces situations, lorsqu’elles ont un retentissement important sur le comportement de l’enfant ou de l’adolescent, peuvent entraîner une souffrance psychologique et venir perturber l’équilibre familial.
Si les troubles dans les apprentissages ont longtemps été ignorés par l’école, ils sont aujourd’hui devenus une grille de lecture privilégiée pour comprendre les difficultés scolaires. Il ne s’agit pourtant ni de nier les dimensions cognitives de certaines difficultés, ni de négliger ce qui relève de la souffrance psychologique.
Ce qui rend ce repérage si difficile, c’est que les troubles de la cognition peuvent avoir des incidences psychologiques fortes et qu’à l’inverse un mal-être psychique peut se traduire par des difficultés de concentration, de mémoire, etc, et prendre l’allure d’un trouble des apprentissages.
Dans tous les cas, ces difficultés peuvent aboutir à des comportements de blocage, à un refus d’aller à l’école ou au collège (anxiété, phobie scolaire), à un décrochage…
La thérapie doit favoriser l’éclairage des difficultés rencontrées afin d’en comprendre les enjeux et les articulations. Quelle que soit la nature des difficultés, c’est un espace qui soutient l’enfant ou l’adolescent dans ce qu’il vit intérieurement afin qu’il ne soit jamais réduit à sa difficulté.
Distinguer les troubles des apprentissages des difficultés psychologiques, et penser leurs articulations complexes, doit permettre de soutenir l'enfant au plus près de ses besoins.
Lorsque les difficultés scolaires sont mêlées aux mal-être psychique, la psychothérapie permet à l'enfant ou à l'adolescent d'y trouver un espace de parole et de soin.
Lorsque les liens familiaux ont été fragilisés, la psychothérapie est un espace qui permet de les apaiser : l'entourage de l'enfant peut y être accueilli pour un temps.
Depuis 2012, j’exerce la psychothérapie et de la psychanalyse en cabinet, à Montpellier. J’interviens également en institutions (formation et supervision d’équipes).